Les marcheurs de l’espérance -Secours Catholique

crédit photo Secours Catholique

Recréer du lien avec les plus précaires et avec la nature

Le sentiment de solitude touche une personne sur 4 (etude 2025 Fondation de France) . « Et ce chiffre atteint un pic notable chez les jeunes actifs âges de 25 a 39 ans : plus d’un sur trois se sent particulièrement seul, soit deux fois plus que les 60-69 ans ». »La solitude en France est un phénomène qui évolue peu mais se polarise. Les plus précaires sont toujours plus exposés à l’isolement : chômeurs, migrants, les personnes en rupture. Le taux de suicide des plus pauvres est 4 fois plus élevé en France que celui des plus riches. L’isolement est un marqueur très fort de l’extrême pauvreté. De plus, la précarité et la faible estime de soi accompagnant souvent l’isolement, et les personnes précaires isolées vont moins facilement dans les lieux clos (et payants) même si ceux-ci sont porteurs de liens

Le Secours Catholique Caritas France (SCCF) appelle à vivre un monde plus fraternel et a pour vocation de renforcer les capacités d’agir de tous et notamment des plus précaires et à s’ouvrir au monde.

Dans cet esprit, des groupes de « marcheurs » se sont mis en place sur le territoire à l’initiative de

bénévoles engagés dans les services d’accueils du SCCF. Les Marcheurs de l’Espérance est une initiative du Secours Catholique qui vise à aider des personnes en situation de précarité à retrouver espoir et confiance en elles à travers des marches fraternelles et solidaires, sur plusieurs jours.

  • Ces groupes rassemblent des bénévoles du SCCF, et des personnes accueillies : migrants, personnes précaires, personnes en isolement social. Tous les âges et tous les contextes socio-economiques sont concernés par ces groupes. Lors de ces marches d’environ une semaine, tout le monde est à égalité, tout le monde a les mêmes moyens.
  • Cela permet de réduire le poids du regard de l’autre, de se relier loin du jugement des autres, les ponts entre différentes personnes d’origine, de religion, de culture et de capacités diverses sont créés, le faire ensemble créée le lien et l’altérité, redonne le pouvoir d’agir pour soi et pour le vivre -ensemble.
  • Des ateliers d’écriture prolongent ces marches